Répétition de Pascal Rambert ...

Publié le 21 Décembre 2015

Après trois spectacles de danse contemporaine, voici un spectacle théâtre contemporain. Répétition, écrit et mis en scène par Pascal Rambert. C’est une suite, non directe à Clôture de l’amour, son plus grand succès, joué partout dans le monde. Quelqu’un m’avais décrit les deux spectacles : « Clôture de l’amour, c’était bien, Répétition, c’était à mourir d’ennui ». Je n’ai pas vu Clôture de l’amour, je ne peux donc pas comparer. Mais cela ne m’empêche pas d’exprimer mon ressenti sur ce que j’ai vu…

Répétition de Pascal Rambert ...

…Ou plutôt ce que j’ai entendu, car c’est le texte le plus important dans Répétition. Réparti en quatre monologues de 30 minutes pour quatre personnages, portants le nom de leurs acteurs, tandis qu’à ce que j’ai appris, Clôture de l’amour comportais deux monologues de 50 minutes pour deux personnages. J’ai déjà vu des spectacles composés en grande partie de monologues, je pense à Himmelweg de Juan Mayorga, comportant deux monologues de 25 minutes. Mais la différence avec Répétition, c’est que je ne me suis pas ennuyé : il s’y racontait quelque chose au moins, dans Himmelweg

…Parce que le scénario de Répétition, c’est ça : Denis, qui a écrit une pièce de théâtre sur Staline, voulait la faire jouer à Audrey et Emmanuelle, mais il a trompé Audrey avec Emmanuelle, ce que n’apprécie pas Audrey (logique) et Stan essaie de réconcilier tout le monde. Il se passe moins de choses que dans une tragédie de Racine ou un épisode des anges de la télé-réalité, mais cela dure deux heures… C’est la que le texte devient important : c’est la manière dont il est écrit qui le rend intéressant. Sauf que, pour moi, qui n’ai pas une culture immense dans le domaine dans cet art de la syntaxe, je ne comprends vite plus rien. Ce que j’ai retenu :

- Premier monologue : Audrey n’est pas contente, pour les raisons citées ci-dessus. Elle parle d’un table carrée (au dessus du décor -un terrain de Basket- qui trace un beau rond, j’espère que c’était fait exprès).

-Deuxième monologue : Emmanuelle répond à Audrey. Je ne sais plus vraiment de quoi il est question, mis à part le fait qu’elle avait énormément envie de jouir. C’est un beau cliché du théâtre contemporain que Rambert remet à l’honneur : Pourquoi les pièces de théâtre contemporain contiennent-elles forcément des passages parlant de cul ou des acteurs nus sur scène ?

-Troisième monologue : Denis, qui n’a pas envie de lâcher sa pièce de théâtre sur Staline.

-Quatrième monologue : Stanislas, qui essaie de remettre les choses au point entre tout le monde.

Question scénographie, on a donc un terrain de Basket comme espace de jeu (Peut être pour dire que les acteurs sont comme des sportifs qui luttent ?), les acteurs semblent bouger à l’improviste sur scène, sauf à certains moments précis, les éclairages montent et baissent aussi à l’improviste, une bande son composé de…de bruit deviens audibles à des moments aléatoires… bref, tout est aléatoire dans la mise en scène, ou presque. Et d’après des personnes qui ont vu Répétition plusieurs fois (oui…), les acteurs ne font pas les mêmes choses d’une représentation à l’autre. A noter qu’à la fin du dernier monologue, on a droit à un magnifique numéro de GRS par une gymnaste, la partie la plus intéressante du spectacle pour quelqu’un d’aussi largué que moi.

Répétition de Pascal Rambert ...

Est-ce que les pièces de théâtre contemporain doivent toutes être comme Répétition pour être bonnes ? J’espère que non, dans ce cas, cela veut dire qu’elles ne s’adressent qu’à un public ayant une haute culture dans le domaine. En tout cas, les critiques sont très élogieuses dans leur description (parfois complètement incompréhensibles) de la pièce de Pascal Rambert, à l’exception de certaines qui disent quand même avoir moins apprécié Répétition à Clôture de l’amour. J’espère que c’est simplement moi qui suis trop ignorant pour être captivé par le spectacle (et non que ces critiques tentent de ne pas avoir l’air bête, comme ça par exemple…).

Le spectacle est encore joué en janvier 2016. Mon conseil : à moins d’être féru de ce genre de pièce, n’allez pas voir Répétition.

Rédigé par Dooh

Publié dans #Théâtre, #Critiques

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